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Biographie

publié le Jeudi 27 janvier 2011
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Sophia Charaï distord le monde, les identités, les habitudes. Elle est marocaine, bien sûr, mais comme si le Maroc était frontalier de Harlem et de Bombay, comme si le flamenco était consanguin de la bossa nova, comme si le Rajasthan et le Cap Vert mêlaient leur chant. Pichu, son premier album chez Universal Classics & Jazz, dévoile les sortilèges d’une musique-carrefour qui ressemble à sa vie : voyageuse parisienne, artiste aux arts variés, expérimentatrice de traditions, mère d’enfants métis… S’il fallait à tout prix la résumer, on devrait dire qu’elle est une chanteuse de jazz aventurée dans les musiques du monde, ou alors une chanteuse du Sud redessinant les contours de la mondialisation.


Le Maroc dont elle est originaire est celui d’avant le grand écart, lorsque l’on ne voyait dans les rues ni voile intégral ni piercings au nombril. Elle est élevée dans l’ombre portée de ces années enchantées qui font de la côte marocaine un point de ralliement de la jet set mondiale. Sa famille appartient à la bourgeoisie libérale et cultivée qui a voulu un Maroc moderne mais enraciné – grand-père très religieux, père architecte. À la maison, on écoute du jazz et de la soul, on regarde les paillettes de Maritie et Gilbert Carpentier retransmises par la télé marocaine, on va voir les films égyptiens avec l’immense Farid El Atrache.


Sophia arrive à dix-sept ans à Paris pour ses études d’architecture. Elle aura son diplôme et construira même quelques maisons, mais elle bifurquera vite vers le circuit des clubs de jazz avec les reprises des grands classiques, puis de premières collaborations en français, des rencontres musicales dans plusieurs langues… Pendant ce temps, elle continue son chemin de vie, son chemin d’artiste. Elle est photographe, expose, tente plusieurs expériences au théâtre, dessine deux collections de haute couture…


Elle épouse Mathias Duplessy, guitariste, compositeur et producteur (Enzo Enzo, Dikès, Bevinda…) avec qui elle s’aventure dans des chemins souvent inédits pour des musiciens français. Ensemble, ils voyagent dans l’Espagne du flamenco ou parcourent l’Inde des musiques. Là-bas, ils enregistrent des bandes originales de films indépendants indiens ou se lancent dans des jam sessions effrénées dans des maisons amies. La voix jazz et les voix indiennes, la guitare flamenca, le sarangi et le tabla : des musiciens savants, des musiciens des rues et des musiciens de la bohème parisienne tout ensemble.


Pichu raconte tout cela, la plupart du temps dans une langue qui a rarement connu tel dépaysement : « Mon premier album était en arabe littéraire, dit Sophia. Je voulais quelque chose de plus rugueux, une matière et une mise en bouche plus directement sensuelles. Au départ, c’est un pari de chanter de telles mélodies en marocain, mais c’est vite devenu une évidence. » Car elle apporte ses envies de rythmes et Mathias Duplessy construit des ambiances musicales en jouant très vite tous les instruments, puis elle compose une mélodie. Elle se souvient parfois du Chopin joué au piano pendant dix ans de son enfance, retrouve le Brésil ou le jazz des nuits parisiennes, s’émerveille de ses butins indiens ou flamenco. Et l’arabe marocain croise parfois le français, et ensemble les deux langues s’évadent dans le maelström d’accointances, de souvenirs et d’appartenances d’une musicienne du nouveau siècle.

Discographie

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Tout sur Pichu, le nouvel album de Sophia Charaï, et ses précédents albums

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